La pêche de l’ombre à la mouche – J. D’or Sinclair

24

Edité par les soins de « l’ancre d’or » en 1936, ce livre est un des rares complètement dédié à la pêche à la mouche de l’ombre. Le sujet est traité en 5 chapitres sur 83 pages. C’est court mais assez dense.

 

La première partie décrit le poisson, son comportement. Les observations de l’époque sont encore bien souvent valables. L’auteur explique l’appétence des ombres pour les petites mouches sans pour autant négliger les grosses. Il explique clairement que les petits ombres sont parfois imprenables ou tout du moins bien plus durs à prendre que les gros.

La partie dédiée au matériel revêt un intérêt plus historique que contemporain sauf peut pour puiser de l’inspiration dans les formules de montage simples de l’époque.

 

La pêche de l’ombre à la mouche est une pêche d’arrière saison. A ce propos, l’auteur ne comprend pas la fermeture de la pêche de l’ombre en novembre et décembre qui pour lui sont les meilleurs mois. Presque une centaine d’années plus tard il en est de même , dans certaines rivières de deuxième catégorie comme la Dordogne la pêche de l’ombre ferme au 15 novembre. Les pêcheurs sont ainsi privés d’une des meilleures partie de la saison de la pêche de l’ombre commun à la mouche sèche. Paul de Beaulieu, l’auteur, narre dans cette avant dernière partie une journée de pêche. La lecture prend alors la forme d’un retour vers le futur bien agréable. Il suffit juste entre deux paragraphe de fermer les yeux et d’imager les scènes décrites. Un vrai délice.

Arrive ensuite la partie réservée aux rivières. L’Ain, le Doubs, le Guiers, la Loue, l’Alagnon, l’Allier, l’Allanche, la haute Loire, la Moselle, la Bourne sont les rivières détaillées. L’auteur évoque la présence de l’ombre sur la Sioule ou encore le Rhône.

 » Je n’ai parlé que des rivières à ombres que je connaissais. Assurément il y en a d’autres en France … »

 

En conclusion :

 » La vraie saison de l’ombre se place de septembre à Noël, Le pêcheur d’ombres ne doit craindre ni la bise, ni la neige, ni le brouillard.  »